Ecoutez… j’ai eu une journée d’enfer et la dernière chose dont j’ai envie de parler c’est de la façon d’affronter l’existence

15/11/2009

 


Le Vicomte de Valmont à la Marquise de Merteuil

J'ai donc répondu au sévère billet par une grande épître de sentiments. J'ai donné de longues raisons, et je me suis reposé sur l'amour du soin de les faire trouver bonnes. J'ai déjà réussi. Je viens de recevoir un second billet, toujours bien rigoureux, et qui confirme l'éternelle rupture, comme cela devait être; mais dont le ton n'est pourtant plus le même. Surtout, on ne veut plus me voir: ce parti-pris y est annoncé et répété quatre fois de la manière la plus irrévocable. J'en ai conclu qu'il n'y avait pas un moment à perdre pour me présenter. J'ai déjà envoyé mon chasseur, pour s'emparer du Suisse; et dans un moment, j'irai moi-même faire signer mon pardon: car dans les torts de cette espèce, il n'y a qu'une seule formule qui porte absolution générale, et celle-là ne s'expédie qu'en présence.

Adieu, ma charmante amie; je cours tenter ce grand événement.


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